Goya, Cabarrus et la révolution espagnole...

On parle un peu de l'Espagne actuellement avec le général Franco. En fin de compte, une majorité de français connaissent peu l'histoire espagnole, comme leur propre histoire d'ailleurs, vu la propagande diffusée à l'éducation nationale. Il faut déjà préciser que les révolutions françaises, espagnoles, américaines... étaient liées et on ne peut les séparer tellement les liens familiaux, oligarchiques, bancaires, en lien avec la franc maçonnerie et les sociétés secrètes sont inextricables. J'ai largement étudié l'oeuvre et l'époque de Goya, au point de vouloir écrire une thèse de doctorat en histoire de l'art sur le sujet. Peut être que je l'écrirai un jour, si je trouve un directeur de thèse suffisamment courageux pour accepter.

Ceci dit, l'histoire de l'Espagne à l'époque du peintre Goya, est très intéressante, et l'on voyait déjà les alliances entre francs maçons, banquiers apatrides, avec notamment François Cabarrus (1752-1810), fondateur de la banque San Carlos (première banque centrale espagnole), dont la fille Thérésa Cabarrus, dite Madame Tallien, née au palais de Carabanchel de Arriba, près de Madrid, fut successivement marquise de Fontenay, l'épouse du commissaire de la Convention Jean-Lambert Tallien, puis celle d'un aristocrate belge François-Joseph de Riquet le prince de Caraman-Chimay. Elle avait également été la maîtresse de Paul Barras (1755-1829) qui fut l'un des membres les plus importants du Directoire (conseil qui a dirigé la République française de 1795 à 1799) et de Gabriel-Julien Ouvrard (1770-1846). Elle a joué un rôle non négligeable pendant la Révolution française, notamment à Bordeaux, et à Paris où elle contribua à la chute de Robespierre. En 1808, Joseph Bonaparte, frère de Napoléon Bonaparte, nomma François Cabarrus surintendant de la caisse de consolidation et ministre des Finances. Dominique Eugène Cabarrus (1716–1799), son père, fit du négoce international et fut échevin de Bayonne, fait chevalier en mai 1759. Vice-consul d'Espagne à Bordeaux, des lettres de noblesse et règlement d'armoiries "anoblirent" sa famille en 1789. Le fils aîné de François Cabarrus, Domingo de Cabarrús y Galabert (1774-1842), gentilhomme de la chambre fut notamment ministre, puis gouverneur des provinces de Palencia et Valladolid. Il se maria avec Rosa Quilty y Cólogan. Leur fils se maria avec Enriqueta Kirkpatrick, tante de l'impératrice Eugénie de Montijo (épouse de Napoléon III) et de la duchesse d'Albe. Je développe tout ça dans mon ouvrage (le nouvel ordre mondial démasqué) en montrant aussi les liens avec l'affaire du canal de Suez, et Ferdinand de Lesseps qui échappa à la prison par l'aide de ses liens étroits avec cette oligarchie criminelle et apatride.

L'histoire de la révolution américaine est elle aussi passionnante et cela fera l'objet d'un autre ouvrage. Si Dieu m'en donne l'occasion.

(En photo, François Cabarrus, peint par Goya. On remarque encore une fois la main cachée des francs maçons, que l'on retrouve sur des milliers de portraits dans l'histoire des arts)

Publié le 26 octobre 2020

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